Célébrités du Cotentin

Des hommes et des femmes célèbres dans le Cotentin
Ne les oublions pas…

Jean-Baptiste Le Goubey (1879-1935)
Avec son compère Anet Veyssières, il a beaucoup photographié paysages et gens du pays. Ses cartes postales sont un vrai trésor pour les collectionneurs.

Gilles de Gouberville (1522-1578)
Figure aussi originale que curieuse du XVIe siècle, Gilles Picot, sire de Gouberville et du Mesnil au Val nous a transmis par ses écrits en forme de journal, de précieux renseignements de la vie en Normandie à l’époque de la Renaissance.
Au Mesnil au Val qui était son lieu de résidence habituel, on peut encore voir aujourd’hui la tour de Barville-chapelle et le pigeonnier.

Louis Drouet (1848-1900)
Membre correspondant des sociétés académiques et archéologiques du Cotentin, de Valognes et de Cherbourg. Auteur d’un livre « Canton de Saint-Pierre-Eglise » édité en 1893 qui s’avère être une vraie mine d’or historique pour les amoureux de Saint-Pierre-Eglise et du Val de Saire.

Rachel Hautot (1882-1935)
Sculpteur, cette femme originaire de Fermanville (une petite place porte son nom) est un exemple remarquable de la créativité des « gens d’ici ».
Plusieurs de ses œuvres sont visibles au musée Thomas Henry de Cherbourg.

Jacques Rouxel (1931-2004)
Ce cherbourgeois restera à tout jamais dans nos mémoires comme créateurs des célèbres Shadoks (1973). Il était dessinateur et producteur de cinéma de la Manche. À Cherbourg, une rue perpétue sa mémoire. Nous pouvons admirer à l’église D’Angoville l’œuvre et le détail du retable.

Geneviève Lamache (1802 -1842)
Dans le cimetière de Carneville, on peut lire sur une tombe : « Ici repose Geneviève Napoléon Lamache, orpheline d’Austerlitz ». Fille adoptive de Napoléon 1er, comme tous les enfants des soldats morts à la bataille d’Austerlitz.

Alexis Clérel de Tocqueville (1805- 1859)
S’il est un personnage qui a marqué de toute son empreinte le Val de Saire c’est sans conteste possible Alexis de Tocqueville. Né à Paris en 1805 d’une famille ultra-royaliste en partie décimée suite à la Terreur de l’après Révolution de 1789, il sera tout d’abord juge auditeur.
Un voyage d’étude autour de la vie carcérale de l’autre côté de l’Atlantique lui donne l’occasion de pousser plus loin une réflexion engagée autour de la gouvernance démocratique, de s’éloigner également de quelques inimitiés dues à son engagement politique qui lui ont d’ailleurs valu de faire un court séjour en prison.
De retour de voyage des États-Unis d’Amérique, il abandonne la magistrature et écrit « De la démocratie en Amérique ». Un document qui fait encore référence aujourd’hui lorsque l’on parle d’égalité des conditions entre les êtres humains dans la réalité sociale.
C’est dans le calme du château familial de Tocqueville que tous ses écrits ont été peaufinés. Un fort joli château entretenu encore aujourd’hui par les descendants de sa famille.  « L’histoire est une galerie ce tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies. »

L’abbé de Saint-Pierre (1658-1743)
Charles-François Castel dit l’abbé de Saint-Pierre était tout à la fois écrivain, académicien et philosophe.
En son temps, cet homme était la fierté des habitants de Saint-Pierre-Église.
Il fut l’un des plus grands des siècles de Louis XIV et de Louis XV. Très en avance sur son temps, il est aussi et surtout l’auteur d’un « Projet de paix perpétuelle » qui servira très largement de guide lors de la création de la Société des Nations (SDN) au XXe siècle puis de celle de l’ONU.
Sa statue orne la place centrale de Saint-Pierre-Église.
Découvrir l’histoire de l’abbé de St-Pierre.

Félix Amiot (1894-1974)
Industriel français constructeur d’avions et de bateaux, son nom restera à jamais lié à l’épisode des vedettes de Cherbourg livrées en Israël (Noël 1969).
Cet homme recevait ses hôtes à Fermanville dans un fort construit par Napoléon devenu aujourd’hui Fort du Cap Lévi.

Marie Ravenel (1811-1893)
Meunière mais aussi et surtout poétesse, Marie Ravenel est l’auteur d’un ouvrage fort connu au niveau régional « Poésies et mémoires ».
Née au moulin de Réthoville, cette contemporaine de Lamartine a longtemps vécu dans un moulin à Carneville avant de s’installer en 1852 à Fermanville pour le reste de sa vie.